Augmentation de loyer 2026 au Québec : comment la méthode du TAL fonctionne
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En bref — Pour les baux qui débutent entre le 2 avril 2026 et le 1er avril 2027, le taux de base d'ajustement fixé par le Tribunal administratif du logement (TAL) est de 3,1 %. À ce taux s'ajoutent, logement par logement, les hausses de taxes municipales et scolaires, d'assurance, et une part des travaux majeurs. Depuis 2026, le taux de base repose sur la moyenne de l'indice des prix à la consommation (IPC) sur trois ans, pour lisser les variations.
Au Québec, on ne fixe pas une augmentation de loyer « au feeling » : le TAL publie chaque année une méthode d'estimation, et le locataire peut la contester. Pour un investisseur, comprendre ce calcul est essentiel — c'est lui qui plafonne la vitesse à laquelle vos loyers peuvent monter, et donc la croissance réelle de vos revenus. Ce guide explique le taux de base 2026, la nouvelle méthode et ce qui s'ajoute au calcul.
Le taux de base 2026 : 3,1 %
Pour les baux débutant entre le 2 avril 2026 et le 1er avril 2027, le taux de base retenu par le TAL est de 3,1 %. C'est la composante principale de l'ajustement : elle s'applique au loyer avant les éléments propres à chaque logement. Ce taux change chaque année ; il faut donc toujours vérifier le millésime en cours.
La nouvelle méthode 2026 : l'IPC lissé sur trois ans
Le changement de fond en 2026 concerne la façon de fixer ce taux de base. Auparavant, il s'appuyait essentiellement sur l'IPC de l'année précédente. Depuis 2026, il repose sur la moyenne de l'IPC sur les trois dernières années. Cette moyenne triennale s'établit à 3,1 % pour le cycle 2026.
L'objectif est la prévisibilité : en lissant sur trois ans, on évite qu'une année d'inflation forte fasse bondir les loyers, ou qu'une année faible les gèle brutalement. Pour l'investisseur, cela rend la trajectoire des revenus plus régulière — mais aussi plus lente à réagir à une flambée de coûts.
Ce qui s'ajoute au taux de base
Le taux de base n'est qu'un point de départ. Le TAL ajoute au calcul des éléments propres à chaque logement, sur pièces justificatives :
- Taxes municipales et scolaires : la variation d'une année à l'autre est répercutée.
- Assurance : la hausse de la prime d'assurance de l'immeuble entre dans le calcul.
- Travaux majeurs et dépenses d'immobilisation : les investissements admissibles (rénovations, améliorations en capital) ne sont pas répercutés d'un coup ; ils sont amortis et récupérés progressivement, chaque année, selon un taux fixe.
C'est pourquoi deux logements du même immeuble peuvent recevoir des augmentations différentes : le taux de base est commun, mais les taxes, l'assurance et les travaux varient.
Ce que ça change pour l'investisseur
Trois conséquences pratiques :
- La croissance des loyers est encadrée. Vos revenus ne montent pas au rythme du marché, mais au rythme permis par le calcul. Une projection de rentabilité qui suppose des hausses libres surestime le rendement.
- Les travaux se récupèrent lentement. Une rénovation majeure améliore l'immeuble, mais son coût ne se retrouve dans les loyers que progressivement — à intégrer dans le calcul de rendement d'un projet de rénovation.
- Le locataire peut refuser et contester. L'augmentation proposée n'est pas automatique : en cas de désaccord, c'est le TAL qui tranche selon la méthode. Mieux vaut donc s'appuyer sur un calcul défendable.
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FAQ
De combien peut-on augmenter un loyer en 2026 au Québec ? Le taux de base fixé par le TAL est de 3,1 % pour les baux débutant entre le 2 avril 2026 et le 1er avril 2027. S'y ajoutent, logement par logement, les hausses de taxes municipales et scolaires, d'assurance et une part des travaux majeurs.
Qu'est-ce qui change dans la méthode de calcul en 2026 ? Le taux de base repose désormais sur la moyenne de l'indice des prix à la consommation sur trois ans, au lieu de l'IPC de la seule année précédente. L'objectif est de lisser les variations et d'améliorer la prévisibilité.
Les travaux majeurs peuvent-ils être répercutés sur le loyer ? Oui, mais pas d'un coup. Les dépenses admissibles sont amorties et récupérées progressivement, chaque année, selon un taux fixe — pas intégralement l'année des travaux.
Le locataire est-il obligé d'accepter l'augmentation ? Non. L'augmentation proposée n'est pas automatique : le locataire peut la refuser, et en cas de désaccord, le TAL fixe l'ajustement selon sa méthode.
Pour aller plus loin
- TGA : le taux global d'actualisation
- Récupération d'amortissement au Québec
- Acheter son premier plex au Québec
Cet article est fourni à titre informatif et ne constitue pas un avis juridique. La méthode et les taux d'ajustement évoluent chaque année ; validez votre situation avant de fixer une augmentation. Dernière vérification : juillet 2026.